Cette exposition réunit deux artistes de tempéraments bien
distincts, utilisant chacun une technique qui leur est
particulière. Un peu comme ces duos de musique de chambre où un
violoniste se joint à un pianiste, chacun excellant à sa manière
dans la maîtrise de son instrument. S’ils ont en commun le fait
d’avoir été inspirés par la dramatique figure de Nijinski,
c’est vraiment un sujet d’étonnement de voir un même thème être
abordé avec deux attitudes qui soient si clairement différentes.
Là où Guy Lapierre improvise avec une gestuelle qui nous laisse
lire de rapides spontanéités, Jean-Maurice Gélinas travaille
avec une lente méticulosité, là où l’un, Lapierre, utilise
l’huile et des effets liquides, l’autre emploie le pastel d’une
manière où la volonté dirige chacun de ses gestes.
Lapierre pourrait être considéré comme un maître
du laisser surgir alors que Gélinas serait un virtuose des
effets patiemment obtenus. Non seulement chacun de ces artistes
nous propose une exposition d’un grand intérêt mais encore le
rapprochement de leurs œuvres respectives nous conduit à sonder
les limites mêmes des variantes que la peinture peut connaître.
(Édouard Lachapelle, commissaire de l’exposition)
Chapelle historique du Bon-Pasteur,
100, rue Sherbrooke Est, Montréal.
Du mercredi 26 septembre 2007 au dimanche 4 novembre 2007
Vernissage le mercredi 17 octobre (de 17 h à 19h)